Un voyage à New York presqu’ordinaire

Un voyage à New York presqu'ordinaire

Pour nos trente ans de mariage, il faut marquer le coup. Nous avons toujours dit que nous irions aux Etats-Unis d’Amérique, voici l’occasion qui se présente pour franchir le pas. Ce ne sera pas la première fois que nous poserons le pied sur ce pays. Il y a quelques années, lors d’un voyage au Costa-Rica, une escale nous a permis de fouler le sol de New York. La visite fut de courte durée, en moins de deux heures, difficile de visiter la statue de la liberté, l’empire state building, center park et d’assister à une comédie musicale sur Broadway. Bref nous sommes restés dans l’aéroport ou juste à côté. Nous tenterons donc d’aller un peu plus loin.

Pas trop d’aventure

Pour  mieux profiter de cette expérience, nous peaufinons un circuit de 15 jours.  Nous traverserons ainsi le pays d’Est en Ouest, comme les anciens colons il y a plusieurs siècles. Par contre, nous utiliserons l’avion plutôt que des chariots bâchés à chevaux pour nous déplacer. Les pionniers ont déjà défriché la route, alors autant utiliser des moyens modernes. Nous ne voudrions pas nous faire attaquer par les descendants de Geronimo sur le chemin.  Donc, nous attaquons notre périple par ce que nous connaissons un peu, la ville qui ne dort jamais, New-York ! Un vol direct de huit heures et nous atterrissons déjà.

Voyage à New York et aéroport

Mes cours d’anglais s’avèrent utiles dans les couloirs interminables de cet aéroport. Des panneaux tentent de nous indiquer comment récupérer nos bagages et ensuite la sortie. Pendant nos déambulations, je remarque un homme en costume noir à plusieurs reprises. Je suis certain de l’avoir remarqué lors du contrôle de nos passeports, puis le même gars, ou son frère jumeau, aux bagages, enfin près de la sortie. Le plus curieux, il cache ses yeux derrière des lunettes noires. Il ressemble, à s’y méprendre, a un « men in black ». Je dois avoir trop d’imagination et je n’en parle même pas à mon épouse.

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Miction impossible

Une des premières tâches à réaliser après un si long vol, le passage aux toilettes. Le soulagement est souvent proportionnel au temps qui passe entre le moment où les premiers symptômes d’un miction prochaine arrivent, et le lâcher du jet dans un urinoir accueillant. Dans notre cas, nous devons attendre pratiquement le moment où nous sortons de l’aéroport avant que je repère le petit coin. Nous nous engouffrons chacun de notre côté  avec l’espoir de la fin de notre calvaire. L’endroit respire la propreté et l’hygiène. Je pense que dans mon état, une pissotière du quartier aurait fait l’affaire. Le Nirvana, la libération, voici mon ressenti au moment où je rezippe ma braguette.

Men in Black

Devant le grand miroir, je me lave consciencieusement les mains. Curieusement, il n’y a personne d’autre. Je lève la tête quand je me retrouve encadré par deux « men in black » aperçus auparavant. Ils me dévisagent derrières leurs lunettes noires et, sans un mot, ils m’entraînent vers le toilette du fond. Je proteste, mais leur détermination me fait froid dans le dos. Je subis mon destin. Derrière la porte, au lieu de trouver une cuvette anti-vandalisme comme derrière chaque porte, une sorte de grosse valise avec deux trous sur le dessus trône sur un tabouret. Ils m’attrapent chacun une main et me l’enfonce fermement une dans chaque trou.

Une invitation qui ne se refuse pas

Un mécanisme se met en route et, devant mes yeux éberlués, des plaques rouges et or s’agglutinent autour de moi. En quelques instants, je me retrouve à l’intérieur de l’armure d’Iron Man ! Quel est ce délire ? Une petite voix s’adresse à moi en français, mais avec un fort accent américain. « Bienvenue à New York, j’espère que vous avez fait un bon voyage. Je suis désolé, mais mon emploi du temps est très chargé. J’ai donc pris la liberté de vous inviter chez moi d’une manière un peu originale. Je pense que vous n’en serez pas fâché. On se voit dans quelques instants. »

Voyage à New York Manhattan

Une trappe s’ouvre dans le plafond et l’armure décolle. Ce moyen de transport, rapide et efficace, bénéficie en plus d’un grand confort. La température, tout à l’heure un peu élevée, devient beaucoup plus supportable. La vue offerte par la visière du casque domine tout Manhattan. Je n’ai aucune idée de l’endroit où je vais atterrir et même qui pilote cet engin. Tout autour de moi les gratte-ciel défilent, et, je me rends compte qu’une autre armure me suit. Qui peut m’escorter ainsi ? Peut-être un pilote qui contrôle les deux armures en même temps ? Je n’ai pas le temps de trouver la solution qu’une grande terrasse siglée Avenger s’étale devant moi et les deux bolides se posent dans un ensemble parfait.

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Restons groupés

Dans un mouvement inverse à ce qui s’est déroulé dans les toilettes de l’aéroport, les armures se démontent toutes seules et reprennent leurs places dans leurs valises. Mon épouse se trouvait dans l’autre. heureusement, je pense que si je lui avait raconté cela, elle ne m’aurait encore pas cru. Tony Stark nous accueille en personne et nous propose un rafraîchissement. Il est charmant et s’excuse à nouveau de la manière un peu cavalière qu’il a utilisée pour nous inviter. Nous bavardons quelques instants, il s’inquiète sur la qualité de notre voyage avec ce moyen de transport peu ordinaire. Puis, il m’avoue enfin, la raison de ce rapt.

Un vrai fan

Il est un grand fan du site marchand-histoires.com. Avec les moyens énormes qu’il possède, il sait beaucoup de choses. Il a donc appris que je venais à New-York pour mes vacances. L’occasion de me rencontrer était trop belle. Il a donc fait imprimer l’intégralité du site, soit plus de 150 histoires originales, pour en faire un livre, afin de me demander un autographe avec une dédicace. J’accède donc à sa demande. Je le remercie car la situation n’étant pas très ordinaire, cela me donne un bon sujet pour l’histoire vraie que vous venez de lire.

J’espère que ce voyage à New York vous a donné envie de franchir l’Atlantique. De plus, j’ai un message pour vous de la part de Tony Stark, il demande que vous écriviez un commentaire.

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