Il n’y aura pas d’histoire aujourd’hui

Pas de lunettes, pas d'histoire à écrire mais à raconter
les lunettes sont parfois utiles si on veut écrire une histoire

Une nouvelle histoire, je suis motivé

Aujourd’hui samedi, je vais déroger à mon habitude. Nous sommes en fin d’après-midi, je vais écrire mon histoire quotidienne. Je suis pourtant plus inspiré par le soir, enfermé dans mon bureau, pas un bruit pour me déranger. Une fois n’est pas coutume, je me positionne face à mon ordinateur, j’ouvre une nouvelle feuille Word et c’est parti. J’utilise de quatre à six doigts pour frapper mon clavier, parfois c’est un peu juste pour suivre la cadence des mots qui arrivent. Mais le rythme en général est bon et j’arrive au bout sans trop transpirer.

Passé cinquante ans, des petits inconvénients

L’autre accessoire indispensable est ma paire de lunettes. Il faut se rendre à l’évidence, même si j’ai résisté le plus longtemps possible, la presbytie a frappé. Pour reculer l’inévitable, j’ai même investi dans une méthode infaillible qui vous garantit de vous débarrasser de vos lunettes pour toujours, pour pratiquement toutes les corrections. Certainement un manque d’assiduité de ma part, le résultat est loin des promesses. Ma nouvelle prothèse visuelle avec effet semi-progressif, montre son efficacité, de la haute technologie.

Où sont passées mes lunettes

Justement, je les avais posées sur la table du séjour, elles n’y sont plus ! Premier réflexe, quand je ne trouve pas immédiatement  un objet recherché, je demande à mon épouse. Surprise pour moi, elle ne sait pas. J’insiste un peu, elle est concentrée sur un film à la télé, je la soupçonne de ne pas prendre ma demande au sérieux. Je sens une pointe d’agacement et elle m’invite à réfléchir à l’endroit où je les ai posées. Je suis sûr de moi, c’est bien sur la table, quoique, en y réfléchissant un peu, il est possible qu’elles soient dans ma veste.

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Un peu d’aide pour m’en sortir

Cela fait maintenant vingt-cinq minutes que je fouille dans tous les recoins de la maison. On les a kidnappées. Les garçons sollicités, consentent à quitter leurs jeux vidéo pour quelques secondes. Ils n’ont rien vu et rien entendu. Le film vient de se terminer et mon épouse va joindre ses efforts aux miens, je suis sauvé. Je pense que c’est génétique, les femmes retrouvent beaucoup plus facilement que les hommes les choses perdues. Chez nous, je le vérifie tous les jours. L’inquiétude monte, même elle n’arrive pas à mettre la main dessus.

Toujours pas de résultat

Nous stoppons provisoirement les investigations pour une séance de brainstorming. Elle me demande de me concentrer pour revivre les derniers instants passés avec les verres sur le nez. C’est compliqué, mais grâce à son aide, je me vois les remettre dans l’étui, Ils doivent donc être ensemble, elles auront moins peur. Il faut se rendre à l’évidence, elles ne sont pas dans la maison. La voiture est à son tour inspectée, rien entre les sièges ou sur le sol. Les vides poches sont également sondés sans plus de succès.

Il va falloir faire mon deuil

Nous envisageons maintenant le pire, il va falloir les remplacer. Celles-ci ne datent que du mois d’avril, soit cinq mois simplement, la mutuelle ne voudra rien rembourser. Notre assurance habitation prévoit-elle la perte de lunettes ? Je n’en sais rien, et pour tout dire je me sens vidé. Il n’y aura pas d’histoire aujourd’hui. Tant pis pour mon défi, la perte de ces lunettes qui m’ont servi avec joie depuis ces quelques mois, me rend triste. Elles avaient bien fait déjà, des tentatives de fugue, j’avais toujours réussi à les rattraper.

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Merci Saint Antoine

Le dimanche n’apporte aucune éclaircie, ni dans le ciel ni sur ma vue. Je sors avec regret ces lunettes loupe à quinze euros, que j’utilise pour les lectures nocturnes. C’est mieux que rien, mais ça ne pourra pas durer. Pour me changer les idées, j’écris une histoire d’une visite à ma grand-mère que je publie aussitôt. Le lundi me voilà reparti pour une semaine de travail, je risque d’être moins productif. J’en appelle à Saint Antoine, le spécialiste des objets perdus, pour qu’il m’aide dans cette cause perdue. J’arrive sur le parking de l’entreprise, quand soudain, pris d’une inspiration subite, j’ouvre le coffre de mon auto. Elles sont là ! Et maintenant que je les vois, je me souviens parfaitement les avoir posées à cet endroit incongru. Un texto pour informer mon épouse qui me répond en me traitant de tête de linotte. Je ne comprends vraiment pas pourquoi ?

Ami lecteur, je me pose la question sur l’utilité des sous-titres des paragraphes, pensez-vous que ce soit utile ? Préférez-vous avec ou sans ?

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7 Commentaires on "Il n’y aura pas d’histoire aujourd’hui"

  1. Bonjour,

    Cette amusante histoire nous rappelle que nous sommes tous plus ou moins tête en l’air !
    Sans cette mésaventure, il n’y aurait pas eu d’histoire… alors, que nos expériences soient bonnes ou mauvaises, le côté positif est que ça fait toujours des histoire à raconter 🙂 !

    Les sous-titres des paragraphes me semblent utiles pour la clarté de la lecture, afin d’éviter le “gros pavé”.

    Ne manquerait-il pas le “pas” dans le titre “Il n’y aura d’histoire aujourd’hui” ?

    Bonne continuation 🙂

  2. Sacré Didier, je rigole toute seule devant mon écran. Je ne suis pas propriétaire d’accessoires de vue, mais je suis très tête en l’air autour, et chez moi, c’est plutôt mon homme qui retrouve mes choses perdues. Les sous-titres rajoutent une dynamique je trouve. Bonne journée.

  3. Coucou Didier, comme promis je fais un tour sur ton blog 😉
    Tu m’as fait rire avec cette histoire. Moi la dernière fois que j’ai perdu les miennes, c’était un complot de mes 4 pattes, le chat les aidant à tomber, pour que le chien, puisse les fusiller, le temps que je prenne ma douche. J’étais dans une colère noire, surtout, que je ne les avais que depuis 4 mois, sinon ce ne serait pas marrant.

  4. Comme quoi les tracas du quotidien peuvent permettre d’écrire une histoire sympathique. L inspiration est partout…

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